E S T A   T A R D E   V I   L L O V E R

J O S É   M A N U E L   T O R R E S   F U N E S   ( H O N D U R A S )


Daniel s’offre le passé contre 50.000 dollars pendant que José Maria Argüello perd son ombre, rongé par la lèpre dans un hôpital psychiatrique. Et alors que l’on célèbre l’humeur mélancolique de Tegucigalpa, une femme influente attend son époux dans le bar d’un hôtel de luxe. Que ce soit avec Armando Manzanero en fond sonore sur une fréquence de radio AM, ou avec une cigarette dans un hall d’hôpital, Esta tarde vi llover est une course de relais entre fiction et réalité, mêlant une écriture palpitante à un genre plus expérimental. Néanmoins, et par-dessus tout, les deux récits qui composent ce recueil sont une vibrante déclaration d’amour que l’auteur fait à sa ville et à son pays.

Mientras Daniel compra el pasado a 50 mil dólares, José Maria Argüello pierde su sombra y agoniza de lepra en un hospital psiquiátrico. Mientras se reivindica la identidad melancólica de Tegucigalpa, una poderosa mujer espera a su esposo en el bar de un hotel de lujo. Ya sea con música de fondo de Armando Manzanero y las sugerencias de una estación de radio A.M., o fumando en el patio del hospital, Esta tarde vi llover es una carrera de relevos entre la ficción y la realidad, entre la escritura con gancho y la escritura de convicción más experimental. Sin embargo, por encima de lo anterior, estos dos cuentos constituyen una sentida declaración de amor que el autor le hace a su ciudad y a su país.

José Manuel Torres Funes (Tegucigalpa, 1979) fait partie de cette génération d’écrivains latino-américains qui, loin de leurs pays respectifs, offrent une réécriture des territoires qu’ils ont laissés derrière eux. Auteur de recueils de nouvelles (dont l’excellent El desfiladero, en 2003), apparaissant dans plusieurs anthologies d’écrivains d’Amérique centrale (notamment Un espejo en el ojo, coordonné par l’écrivain nicaraguayen Sergio Ramírez), il est publié pour la première fois en Europe. Dans les deux récits qui composent Esta tarde vi llover, on éprouve la nostalgie d’un monde moins féroce, plus humain ou ingénu, auquel tentent de se raccrocher -en vain et parfois pathétiquement-, ces personnages prisonniers de leurs erreurs. La liberté intellectuelle commence avec le rire; c’est du moins ce que semble nous indiquer l’auteur en proposant ce portrait perturbateur du pouvoir et de la fragilité humaine.

« Ahora que estás en coma, ya no tenés cara de enojado. Es más, parece que retrocediste como quince años. Les he dicho que no te rasuren, pero sabés que así son las rutinas de los hospitales. Que no te gustaba estar lampiño, le conté a Catalina, porque no querías que los demás vieran la cicatriz que tenías en la barbilla y menos que te preguntaran cómo te la habías hecho. ¿Y cómo se la hizo?, me preguntó ella. No tiene sentido mentirle. Se la hicieron Catalina: su papá lo cortó con un cuchillo. »


J O S É   M A N U E L   T O R R E S   F U N E S   ♦   E S T A   T A R D E   V I   L L O V E R

Livre en espagnol  ♦  Collection Tropispanismes dirigée par Renaud Boukh

Dessin de couverture : Carlos López Chirivella ♦  Photographies intérieures : Nicolas Guyot

ISBN : 979-10-97210-00-7  ♦  8 EUROS

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Mamotretos